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BIOGRAPHIE
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    A cette période j'ai écris beaucoup sur la mort. Je traînais mon corps vide dans les rues d'Istanbul, comme un bateau ivre au milieu de l'océan. Je n'avais aucun moyen pour savoir ou trouver mes oeuvres et comment faire pour les rapatrier ? J'étais réduit à un "néant ". Sauf quelques mauvais tableaux accrochés au mur de mes beau- parents, je n'avais plus rien de mon passé et pour me justifier.
    Ma famille et mes proches vivaient dans la misère et je n'étais pas capable de faire quoi que soit ni pour eux, ni pour moi.
Je suis né dans un champ et j'ai appris tout seul à dessiner, écrire, vivre, tout naturellement. C'est dans les grandes villes moderne qui j'ai connu les gens que s'identifiants entre eux par leur structure social au par leur appartenanse aux différentes catégories. On oublie souvent au profit d'un certain matérialisme des lois de la nature et de la vie. Après ce que j'ai connu dans les grandes villes, comme par exemple l'infériorité ou la supériorité des races, une justice à deux vitesses, systématisation des intérêts y compris dans les affaires purement culturelles au les situations socio-économiques que mettent souvent l'artiste en face de la société en tant que fomentateur au provocateur; faire un choix entre le réel et le rêve au entre vivre et crées; devient plus en plus difficile ?... Une vie, sans création, je ne trouve pas séduisante. Malheureusement comme la mer, la société aussi rejet ce que n'est pas le sien.
   Pourtant je ne suis pas un pessimiste, je n'interprète pas les choses par leur ordre d'arrivée mais plutôt par leur sens. Les événements, même les plus négatifs que ce soit, je n'ai pas l'habitude de le prendre comme une fatalité du destin ou quelque chose d'insurmontable. Est-ce que l'homme est toujours le seul maître de son destin et de son environnant? Est-ce que l'homme a toutes les sources et les alternatives à sa porté pour résoudre ses problèmes, malgré les moyens infiniment variés?
    La souffrance fut toujours présente dans ma vie. Plus ma souffrance était grande plus j'étais motivé pour chercher des ressources pour les surmonter.  
poesie en turc Depuis le début de ma conscience j'ai connu la souffrance comme un élément très constructif et indispensable pour la nature humaine. Je n'ai jamais voulu écarter totalement la souffrance de ma vie, parce qu'elle est une forme de lien qui nous rapproche et nous amène l'un vers les autres. C'est pour cette raison peut-être j'ai toujours préféré les fleuves sauvages qui ont tendances à remonter, qu'aux fleuves tranquilles et sereins.