debut de
BIOGRAPHIE
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ma cellule
   Avant de me ramener ici en bas dans une chambre on me déshabilla complètement et on me prit toutes mes affaires. Mon cahier, mon stylo, ma montre, mes cigarettes et mon argent. Les cinq premiers jours c'était vraiment insupportable. Mais après j'ai commencé à prendre les choses avec philosophie.
poesie en Turc J'ai insisté pour avoir de quoi à lire et écrire. Pour se débarrasser de moi ils jetaient dans ma cellule quelques vieux magazines et un petit crayon à papier. Mes dessins et mes poésies je les cachais dans mes chaussures. L'un d'entre eux s'appelait "Dans la peau du serpent ". poesie en Turc
   Au dixième jour je fus expulsé vers la Yougoslavie. Sans argent, sans passeport sans rien. Que pouvais-je faire dans ces conditions ? Avancer ou reculer ? Je n'ai pas réfléchi longtemps. Sans mes tableaux et mes affaires j'irai nulle part ! J'ai pris le chemin des montagnes, prés de Maribor en Croatie, je voulais traverser les montagnes, mes les chiens des gardes frontières m'ont vu. Je suis revenu à Maribor pour mieux me préparer et là j'ai rencontré d'autres turcs qui désiraient aller en Autriche à tout prix. Je les ai emmenés avec moi par un autre chemin que moi-même je ne connaissais pas. Mais nous avons réussi et ils me donnèrent un peu d'argent.    Deux jours après mon expulsion j'étais de nouveau là à Vienne.
D'abord je suis allé chercher ma voiture. Elle était là où je l'avais laissé pour la dernière fois. Tard dans la nuit je suis allé voir mon local "DOWN AND OUT ", il était à vendre, j'ai vu tristement les affiches collées partout. En passant par la cave de l'immeuble, à coté j'ai pu trouver un moyen de pénétrer dans le local et récupérer tous mes tableaux. En plus j'ai pris ma chaîne hi-fi, mes K7 et mes centaines de disques vinyles aussi. Toutes mes affaires je l'ai est porté dans ma voiture et le lendemain j'ai vendu une partie de mes appareils électroniques et déposés les autres avec mes tableaux chez un ami qui tenait un café-bar. Dans les jours qui on suivis j'ai pris contact avec certains de mes amis et aussi avec le jeune avocat L. Il était stupéfait par les événements et choqué par la lâcheté de S., qui d'ailleurs lui-même connaissait très bien. Il était près à m'aider en toutes circonstances. Peu de gens connaissaient mon histoire dans son intégralité. Dans ma maison je n'avais plus rien. Les huissiers avaient enlevé toutes mes affaires et les avaient vendues aux enchères J'ai commencé à habiter dans le quatrième arrondissement chez un ami.