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BIOGRAPHIE
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Les voyageurs (detay)
J'ai tenté une autre alternative, retourner aux beaux-arts pour savoir pourquoi je n'étais pas admis ? Le Professeur Nesat GUNAL a accepté de parler avec moi. Il était parmi les membres du jury. Après avoir vu mes "voyageurs " il m'invita chez lui, pour me mieux me connaître. Vu mon jeune âge il croyait que mon tableau était un produit des coïncidences. Il habitait à Etiler, Un quartier très chic d'Istanbul. Après des heures de discussions je lui fit comprendre que mon tableau était bel et bien un produit de mes pensées. Il fut convaincu mais les résultats du jury était irréversible ! Par contre lui me permit de participer dans son atelier à des séances de modèles est profiter dans une certaine limite de la bibliothèque. Mais il n'a pas voulut se portait garant pour que je puisse ramener des livres chez moi.
Istanbul
Le droit au logement, à la cantine, le prêt de livres et les bourses d'état étaient des droits réservés seulement aux élèves inscrit de l'école.
      Je partais à six heures du matin de chez mon frère à pieds pour arriver à neuf heures et demie à l'école. J'étais obligé de traverser toute la ville avant d'arriver à FINDIKLI. Chaque fois que j'entrais aux beaux-arts j'avais envie de pleurer pour leurs injustices qui me rendait si pauvre. Au fil du temps ce chemin fit partie de mon étude. Sur le chemin de l'école j'écrivais mes cahiers, à l'école je dessinais d'après les modèles et dans la Bibliothèque j'étudiais l'Anatomie de perspective et des grands maîtres. Je me suis intéressé aussi à l'école viennoise, "le réalisme fantastique ". Hausner, Fuchs, Lemden, Brauer et Hutter, je les ai étudiés avec admiration.
    Un an après j'ai commencé l'atelier de sculpture, dans les même conditions. J'étais nommé "Mr. L'Anatomie" par le personnel de la Bibliothèque. Tous les livres disponibles concernant l'anatomie sont passés entre mes mains. On m'a souvent refusé aussi des livres et je n'avais pas le droit d'insister.
Je me suis habitué à tout. Je n'avais pas peur des mauvaises notes et je n'avais pas non plus beaucoup à faire avec les professeurs. Ma défaite me condamnait à faire mon chemin encore une fois tout seul et cela était mieux comme ca.